5 janv. 2007
Critique du film "The Fountain" :
Darren Aronovski base toujours sa mise en scène sur le motif et sa répétition.
Il
passe de répétitions entre 4 personnages dans "Requiem For A Dream" a
des répétitions entre trois époques dans "The Fountain".
Ces
répétitions deviennent comme des motifs (voir les gros plans sur la
nuque de l'actrice). Les motifs sont aussi présents dans la mise en
scène : La confrontation d'un univers quasiment monochrome et de
lumières jaunes, les trames sur les murs de l'ascenceur, les
persiennes, la neige fondue, la lumière de l'étoile mourrante, les gros
plans de microscope, etc.
Pendant la majorité du film, ces
motifs, ces répétitions sont vécus comme une prison par le personnage
principal puisqu'ils font échos à la mort de sa femme, à la mort de
l'Arbre ou au déclin de l'Espagne (voir toute la scène où la Reine
reste derrière les arabesques de son trône, comme derrière les barreaux
d'une prison).
La fin du film aboutit à l'acceptation de ses
motifs, de cet ordre du monde par le personnage joué par Hugh Jackman.
La mort ne devient qu'une étape, qu'un passage.
La mort est une illumination comme le déclare le prêtre Maya.
Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme.
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